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Qui sommes-nous ?

L'association Forum des Jeunes

Historique

Altkirch est une ville de 5 800 habitants, chef lieu d’arrondissement rural comptant 111 communes. Cette petite ville "bourgeoise" est le centre administratif, éducatif, économique et commercial de toute la région SUNDGAU.

Le Forum des Jeunes a vu le jour en 1991 dans un climat conflictuel lié à deux revendications des jeunes d’Altkirch :

  • L’organisation de concerts rock pour remuer une cité quelque peu assoupie
  • Davantage de communication entre les jeunes et les représentants politiques

Jean Luc Reitzer, député-maire a pris en compte ces souhaits et a lancé le concept d’un Forum. Sous l’impulsion du service culturel de la ville d’Altkirch, le Forum des Jeunes s’est développé autour de diverses animations pour constituer un grand rendez-vous annuel, à la fois ludique et citoyen dans la démarche.
 

Démarche

Les concerts ont représenté un vecteur important de notre action dés la 1ère édition du Forum, et leur succès aura été le socle d’une manifestation destinée à animer les ruelles de la bourgade "du midi de l’Alsace".

Lors des éditions suivantes, l’association a traité de sujets tels que l’Europe, l’action humanitaire et la politique, Tolérance, intolérance, etc.

Ainsi et depuis 15 ans, nous avons pu exprimer notre vision du monde, et faire partager notre sensibilité sur des valeurs que nous jugeons essentielles.

Le langage artistique a toujours eu une place privilégiée au sein du Forum des Jeunes qui s’est ouvert progressivement à toutes les formes d’art : théâtre, arts de la rue, photographie, art contemporains et musique à travers :

  • L’accueil de Chorales européennes pendant une semaine
  • Des concerts dont notamment « Debout sur le Zink », « NTM », « Sens Unik », « Dee Nasty », « Les princes du Swing », « Raspiagaous », « Jim Murpple Memorial » ...
  • Des Tremplinades - Rap, Reggae, Rock, pour découvrir les nouveaux talents régionaux

Depuis 2002, le cinéma constitue un pan important du travail réalisé et de l’énergie consacrée par les jeunes de l’association à travers l’organisation du Festival du court métrage.
 

Festival

Le Forum des Jeunes a initié et réalisé avec le concours de la Ville d’Altkirch depuis 2002, les six éditions annuelles du festival du court métrage dans les 3 salles du Cinéma Palace à Altkirch.

Ce festival, depuis sa première édition, est placé sous le thème « Humanité et condition humaine » et a pour première ambition d’être un relais entre un cinéma novateur, impertinent et un public curieux de cette forme originale d’expression.

Notre thématique « Humanité et condition humaine » a été logiquement complétée en 2006 par une signature «  en mouvement », notion dont l’élection présidentielle c’est largement fait l’écho. Cette parenthèse utopique a proposé loin des programmes politiques de rupture, sécuritaires ou encore de démocratie participative, de poser une réflexion ambitieuse et responsable sur notre humaine condition.

Le mouvement, signature de notre édition précédente nous a logiquement conduits à aborder notre humanité et notre condition humaine en 2008 « en Révolution ». Révolution ayant pour quelques jours Altkirch pour épicentre, et rendue nécessaire face à un monde qui nous indigne mais qui nous inspire, loin de la fascination des drapeaux noirs anarchistes et du romantisme des cocktails Molotov mais non sans quelques vodka citron et tapis rouge.

Après Lorent Deutsch en 2002, Pierre Schoendoerffer en 2003, Julien Hossein en 2004, nous avons eu le plaisir d’accueillir Joséphine Chaplin en tant que marraine du Festival et Philippe Nahon comme Président du Jury lors de l’édition 2005. L’édition 2006 a accueilli une exposition des planches de storyboard de Bruno de Dieuleveut qui fut le président du jury.

La rencontre entre les professionnels du cinéma et le public est un des atouts majeurs de notre festival. Il s’organise depuis ses débuts autour de différentes opérations programmées grand public et scolaires :

  • La projection de plus de 45 courts métrages et l’accueil pendant 5 jours des réalisateurs, producteurs, scénaristes et acteurs
  • Le concours avec les lycéens de la meilleure critique de film
  • L’invitation des lycées et des collèges d’Alsace à des séances suivies de débats avec les professionnels du cinéma

Le drapeau du KKO

Le drapeau est constitué de deux parties. La première, au guindant (c'est-à-dire contre la hampe portant le drapeau, à l’emplacement d’honneur), occupe un tiers du drapeau et est formée d’une large bande verticale noire chargée de trois carrés et deux carrés interrompus blancs, et d’une mince bande verticale jaune. Ces bandes symbolisent un élément stable et fondateur, d’où la place qu’ils occupent.
La large bande verticale figure un bord de pellicule de film. Son dessin se poursuit au-delà du drapeau lui-même, elle forme donc une partie d’un tout continu et dont on ne peut mesurer l’étendue. Sa construction est celle d’une échelle, symbole d’échange, de progression, d’initiation, de dialogue et d’élévation de l’âme. C’est l’image du réseau, du partage, de l’amitié.
La mince bande jaune (couleur or qui symbolise aussi la permanence de l’élément fondateur) est le lieu de la transition, de l’échange des savoirs. Elle symbolise aussi, par sa forme de bâton, le triomphe, la récompense, le trophée et la détention d’un savoir magique. En cela, elle est aussi sur ce dessin le lieu de la création et des rêves, qui se concentrent dans un espace réduit pour mieux se catalyser et rejaillir ensuite. En formant une frange dorée, elle est aussi l’image de la parité et de l’alliance entre deux éléments égaux (Au Moyen Âge, pour montrer qu’une union se faisait entre deux êtres égaux les futurs époux tenaient chacun la frange du vêtement de l’autre).

La seconde partie, au battant (partie du drapeau flottant au vent et plus éloignée de la hampe), occupe deux tiers du drapeau et est constituée par un dessin stable et géométrique, que vient traverser une brisure au fort caractère rompant avec certains codes traditionnels.
Le motif de fond, noir et blanc (reprenant les couleurs du motif occupant l’emplacement d’honneur du drapeau), s’organise autour d’un miroir partageant l’espace en deux bandes horizontales, dont l’inversion des couleurs montrent qu’elles sont le reflet l’une de l’autre. Le miroir symbolise la connaissance, la sagesse et la vérité. C’est aussi une image de la vanité, caractère qui a souvent été attribué à toutes les formes d’art.
La bande inférieure forme une sorte de piscine vide (symbole d’interrogations, de questionnements et d’attente), et son reflet forme une arche ouverte (symbole de transition, de passage, d’invitation). En étant une arche, la partie haute devient aussi une allusion parlante au bateau (comme l’arche de Noë), et ici plus particulièrement à la chanson « I’m on the boat ». La piscine et l’arche rappellent deux installations du Manala Club.
Au centre du miroir, reprenant les couleurs principales et brochant sur le tout (c’est-à-dire visible par-dessus le motif de fond et ne tenant pas compte des divisions et alternances qu’il impose), on trouve le globe noir entouré d’un cercle formant une auréole blanche. Le globe, allusion à la boule à facettes, exprime une totalité, tandis que le cercle est un symbole d’unité. Sans début, sans fin, sans direction, sans orientation, ces formes arrondies, encadrées par la piscine et par l’arche, sont l’image de la perfection, d’une harmonie cadrée, d’un absolu. Elles rappellent Ouroboros (le serpent qui se mord la queue) ou la bande de Möbius, et signifient que le tout a une propriété que ses parties n’ont pas. En formant une couronne de victoire, la partie blanche fait écho au bâton jaune vertical du guindant, et lui répond en formant un couple de trophées, objets importants lors de la désignation d’un palmarès.

Superposé au motif de fond, formant une partie bien identifiable tout en étant indissociable de lui, l’éclairant différemment sans le cacher ou empêcher sa lecture, un rayon lumineux part de la zone des rêves et de la création (bande verticale jaune) pour illuminer le globe. Ainsi, celui-ci se révèle tel un œil regardant la pellicule grâce à la lumière. L’œil reprend les symboles de connaissance (valeur très présente dans ce drapeau) et de perfection. Son aspect presque inquiétant et interrogateur (invitation au questionnement exprimée par la piscine vide) nous force à être curieux, et à prendre des risques qui ne nous font rien perdre : traverser l’arche ou la frange de la création pour faire de nouvelles expériences et découvertes.
Ce laser lumineux qui traverse les couches de fumée noire et blanche est d’une lumière à la fois jaune et rouge. La lumière, qui transcende le miroir, est l’image d’une connaissance précieuse, brillante, permanente. Sa couleur or à la source, venant de la zone de création, s’associe au rouge sang (l’alliance de ces couleurs est symbole de souffle vital, de force fondamentale, de conviction). Le rouge traduit l’inaltérabilité, la régénération et surtout l’amitié et la fraternité (rétrospectivement, le rouge a été associé à la fraternité sur le drapeau français).
Ce rouge, en s’inscrivant dans un V (certes décalé) symbolise la lutte gagnée. Ce V incliné, associé au globe central, vient rappeler la forme des lettres K et O. Il est aussi l’image d’un livre ouvert d’où jaillit en l’ouvrant une connaissance rayonnante. Les formes rondes (féminines) et brisées (masculines), à parts égales, se superposent, dialoguent, s’interrogent, se laissent voir sans se faire d’ombre.

Le noir et le blanc, couleurs d’origine du cinéma, sont aussi l’image d’un équilibre entre la lumière, le rationnel, et la nuit, l’irrationnel. Les boissons essentielles sont évoquées, la bière grâce au jaune, et le cointreaupolitain (rose/orangé) par l’alliance de couleurs (blanc et rouge font du rose, jaune et rouge font de l’orange). Le rouge et le jaune du rayon lumineux sont les couleurs de la Haute-Alsace (devenue le Haut-Rhin). Le blanc et le rouge qui se répondent horizontalement rappellent les couleurs des maçonneries de la Villa Jourdain d’Altkirch.
L’association du noir, du jaune et du rouge (qui apparaissent dans cet ordre du guindant vers le battant) sont un clin d’œil aux trois bandes du drapeau belge, la devise de la Belgique étant « l’union fait la force ». La Belgique est aussi un grand pays de cinéma, de bande-dessinée, d’Art Nouveau, de peinture flamande et de toutes les formes d’art, et reste une référence pour son humour et son décalage.

L’ensemble de ces symboles, références, couleurs, formes et suggestions semblent parfaitement convenir pour représenter les valeurs et les aspirations du K.K.O. Festival, fondé en Alsace autour d’un projet cinématographique mais allant au-delà, voulant faciliter la concrétisation de rêves créatifs en secouant les conventions, se montrant attentif à la connaissance et à sa diffusion par un réseau de membres impliqués, volontaires et fraternels, et appelant à la curiosité et à une saine interrogation ; tout cela, bien sûr, sans trop se prendre au sérieux. Un drapeau qui débranche certaines conventions, sur lequel tout semble permis, qui fait forcément entrer dans l’histoire, et qui restera (peut-être) après le déluge (merci à l’arche de Noë).